Il reste un peu plus de deux mois avant la fin décembre, mais 2026 s’annonce difficile pour les actionnaires de Kuros. Malgré un récent redressement, le titre du fabricant de substituts osseux affiche encore une chute de près de 24 % par rapport aux premiers jours de janvier. Cette performance place Kuros parmi les 20 valeurs suisses les plus faibles de l’année.
Un récent commentaire de Martin Schnee, analyste chez AlphaValue, soutient le titre. Tout en maintenant sa recommandation d’achat et son objectif de 34,80 francs, il indique que son modèle d’actualisation des flux de trésorerie donne désormais une valeur actuelle nette théorique de l’ensemble des bénéfices futurs de 47 francs par action, contre 43,40 francs auparavant. Ce montant représenterait plus du double du cours actuel, mais l’analyste n’intègre pas cette valeur actuelle nette supérieure dans son objectif de cours officiel.
Concernant les récentes transactions de dirigeants de Kuros, une vente d’actions d’environ 550 000 francs a été déclarée à la SIX Swiss Exchange début octobre, suivie deux semaines plus tard d’un achat totalisant 280 000 francs. Les déclarations indiquent que cette deuxième opération résultait simplement de l’exercice d’options de collaborateurs : une personne a acquis près de 60 000 actions nominatives à 4,75 francs chacune, sans signal positif pour les autres actionnaires.
En début de semaine, les titres de participation Roche sans droit de vote ont atteint jusqu’à 397 francs dans les premiers échanges, rapprochant le groupe pharmaceutique et de diagnostic bâlois de son record du printemps 2022. La dynamique reste soutenue par un revers de Novartis avec son traitement concurrent remibrutinib contre la sclérose en plaques, ainsi que par le relèvement vendredi de la recommandation de Deutsche Bank de « Hold » à « Buy », avec un objectif porté de 340 à 500 francs. Quelques jours auparavant, Oddo était passé de « Underperform » à « Outperform », ajustant son objectif de 300 à 440 francs.
Alors que les titres de participation Roche sans droit de vote ont gagné pas moins de 50 % depuis novembre dernier, les analystes évoquent des ventes attendues de plusieurs milliards de dollars pour giredestrant contre le cancer du sein et fenebrutinib contre la sclérose en plaques. Des interrogations subsistent toutefois sur le retour du patron de Roche, Thomas Schinecker, sur le marché des traitements amaigrissants GLP-1. Si ce marché devrait fortement croître ces prochaines années, ce domaine thérapeutique reste très concurrentiel, dominé par Novo Nordisk et Eli Lilly, aux côtés de nombreux nouveaux entrants et fabricants de génériques proposant des biosimilaires moins chers.
Le titre Zealand Pharma constitue un baromètre de l’offensive de Roche dans ce domaine thérapeutique. En mars 2025, le groupe bâlois a conclu une collaboration pouvant atteindre 5,3 milliards de dollars avec le laboratoire danois, centrée sur le principe actif petrelintide. Alors que les titres de participation Roche sans droit de vote approchent leur record du printemps 2022, Zealand Pharma reste proche de plus bas pluriannuels, ayant perdu plus de la moitié de sa valeur sur les 12 derniers mois et deux tiers depuis l’annonce de la collaboration. Ce recul coïncide avec des succès de recherche de Boehringer Ingelheim dans le même domaine thérapeutique.

