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Les banques cantonales devancent Raiffeisen comme banque principale, tandis qu’UBS recule

Une étude de la Haute école de Lucerne montre que les banques régionales dominent les relations bancaires principales en Suisse, tandis qu’UBS recule après l’intégration de Credit Suisse.

Rédaction Helvetic Markets · 26 Oct 2026 · 14:00 · 3 min de lecture
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Les banques cantonales devancent Raiffeisen comme banque principale, tandis qu’UBS recule
Photo: Roland zh / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Selon une étude de la Haute école de Lucerne, 28 % des personnes interrogées désignent l’une des 24 banques cantonales comme leur banque principale, contre environ 26 % deux ans auparavant.

Raiffeisen arrive en deuxième position avec 25 %, suivie de Postfinance à 19 % et d’UBS à 17 %. Ensemble, ces quatre groupes de prestataires représentent 89 % des relations bancaires principales en Suisse. Les banques régionales, les caisses d’épargne, Migros Bank et Bank Cler totalisent environ 9 %, tandis que les banques numériques et des prestataires comparables comme Revolut, Yuh et Neon comptent pour quelque 2,5 %.

Des changements notables concernent UBS. Après le rachat de Credit Suisse et l’intégration de ses activités domestiques, 17 % des répondants citent UBS comme banque principale. Lors de l’enquête comparable menée deux ans auparavant, la part cumulée d’UBS et de Credit Suisse atteignait environ 20 %, soit un recul d’environ trois points de pourcentage.

Le choix bancaire varie selon les régions linguistiques. En Suisse romande, les banques cantonales détiennent une part importante de 30 %. Le tableau diffère au Tessin, où seuls 10 % des répondants citent une banque cantonale comme établissement principal, contre 33 % pour Raiffeisen et 20 % pour UBS.

Les revenus et le patrimoine influencent également le choix bancaire. Parmi les personnes détenant plus de 500 000 francs de patrimoine, environ une sur trois cite UBS comme relation financière principale. Pour les ménages dont le revenu mensuel dépasse 9 000 francs, la part d’UBS atteint 23 %. Des différences apparaissent aussi selon le sexe : 20 % des hommes citent UBS, contre 14 % des femmes, qui privilégient plus souvent une banque cantonale ou Postfinance comme banque principale.

Postfinance est davantage représentée parmi les catégories de revenus et de patrimoine inférieures. Pour les patrimoines de moins de 25 000 francs, sa part atteint 22 %, mais tombe à 8 % au-delà de 500 000 francs. Raiffeisen est bien positionnée auprès des plus jeunes, avec environ 27 % des répondants de 16 à 29 ans et 28 % de ceux de 30 à 45 ans, contre quelque 21 % parmi les plus âgés. Postfinance est plus forte auprès de la clientèle âgée, avec 13 % dans la génération Z et plus de 22 % chez les 46 à 61 ans. Les banques cantonales affichent des parts stables de 27 à 30 % dans toutes les classes d’âge.

Malgré une utilisation croissante, les prestataires numériques alternatifs conservent de faibles parts comme banque principale. Leur part est passée de 1,8 % à 2,4 %, soit une hausse d’environ 0,6 point de pourcentage. Chez les 30 à 45 ans, les banques numériques atteignent 4 %, contre 1 % chez les baby-boomers. Le niveau de formation est également lié à leur adoption : 4,7 % des diplômés universitaires désignent un prestataire numérique comme banque principale, contre 1,8 % des personnes sans diplôme universitaire.

Les résultats proviennent d’une enquête représentative en ligne auprès de 2 016 participants âgés de 16 à 89 ans. Elle a été menée du 29 mai au 11 juin 2026 par l’institut de recherche de marché Bilendi, dans le cadre de l’étude IFZ Retail Banking réalisée en collaboration avec Simon-Kucher.

Source: finews.ch

Cet article a été produit avec l'assistance de l'IA par le desk marchés de Helvetic Markets.
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