Le Swiss Market Index (SMI) a franchi mercredi le seuil des 15 000 points pour la première fois de son histoire. En hausse de 1,98 %, l’indice phare s’établissait à 15 035,39 points à 17 h.
La progression a été soutenue par les poids lourds Nestlé (+2,2 %), Novartis (+1,6 %) et Roche (+0,8 %). UBS a gagné 4,4 % et Logitech 8,4 %, tandis qu’ABB a cédé 2,2 %.
Les gains du SMI et de ses composantes sont largement attribués à l’issue des élections américaines de mi-mandat. Selon des intervenants du marché, le résultat a réduit l’incertitude et permis aux investisseurs de se recentrer sur les résultats des entreprises et les fondamentaux économiques.
Dans un premier temps, le résultat du scrutin, qui a donné aux démocrates la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants, n’avait pas provoqué de réaction immédiate. En début de séance, le SMI et le Swiss Performance Index (SPI) évoluaient près de l’équilibre, avant que les investisseurs ne se montrent plus actifs en cours de journée.
Outre les élections américaines, le recul du brut a renforcé la confiance. Le Brent de référence cédait environ 5 % à 99,18 dollars le baril.
Alors que le SMI franchissait les 15 000 points, le SPI a dépassé pour la première fois les 21 000 points au cours de la même séance. Les Bourses américaines ont elles aussi fortement progressé : le S&P 500 a gagné 1,5 %, le Nasdaq 100 1,2 % et le Dow Jones Industrial Average 2,5 %.
Avant le scrutin, Daniel Kalt, chef économiste d’UBS pour la Suisse, avait écrit que des élections comme celles de mi-mandat provoquent souvent une volatilité à court terme, mais déterminent rarement l’évolution des marchés à moyen et long terme.

